The Value of Design Research – A short review of the 11th European Academy of Design Conference

C’est à l’Université Paris Descartes que s’est tenue cette édition de colloque réunissant de nombreux acteurs internationaux de la recherche en design. Durant trois jours, le programme a articulé 4 conférences plénières données par des experts (Tamara Carleton – Stanford University, Todd Lubart – Université Paris Descartes, Gyoko Muratovski – Auckland University of Technology, Armand Hatchuel – Ecole des Mines Paris) et une multitude de sessions parallèles favorisant la discussion en petits comités.

Mon premier ressenti à l’issue de ce colloque est que le contexte culturel n’est pas neutre dans les approches de la recherche en design et les formes de présentation de ses résultats. Schématiquement, il semble qu’il existe toujours une vision ‘anglo-saxone’, pragmatique et quantifiée, et une vision ‘latine’ plus rétive aux modèles et méthodes.

Néanmoins, la préoccupation de rendre la recherche en design compréhensible et appropriable dans le cadre de projets interdisciplinaires était omniprésente. Car on ne peut que constater un déplacement de l’intervention du design vers des contextes plus larges, où il peut enfin développer son potentiel stratégique. Les préoccupations du design infusent ainsi au coeur même des business models bien au-delà des secteurs traditionnels de la création.

Ce contexte est une opportunité pour les praticiens et chercheurs d’être impliqués à haut niveau, mais il pose aussi la question de la légitimation de notre intervention. Entre des commanditaires et des usagers devenant de plus en plus co-concepteurs, où situer le recours au design ? Comment formaliser nos outils et les rendre utilisables par toutes les parties prenantes ? Comment rendre compte de (et rendre des comptes sur) nos démarches ?

Une large part des présentations auxquelles j’ai assisté traitaient de ces questions – notamment bien entendu autour de la notion de design thinking, tellement invoquée qu’elle est devenue difficile à localiser… Entre mythe d’entreprise, outil communicationnel, voire mode d’emploi, les designers peuvent-ils encore se l’approprier ?

Un ouvrage récent du consultant Kamil Michlewski propose de considérer la notion plus inclusive de ‘design attitude’, attribut des organisations où le design est reconnu comme un mode stratégique de management plus que comme un organe. Selon la présentation de l’éditeur :

« Design Attitude makes the compelling argument that looking at the type of the culture designers produce, rather than the type of processes or products they create, is potentially a more fruitful way of profiling the impact of design in organisations. »

Ouvrage que j’ajoute à ma liste de lecture, pour vous en reparler bientôt !

Liens :

le site du colloque EAD2015

le site de l’EAD

Kamil Michlewski, Design Attitude, Gower Pub Co, UK, 2015

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